Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

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Reste(s)

Noémie Carcaud

Résidences : 21>27/09/2020 & 19>25/04/2021 & 29/11 >31/12/2021

Photographies de répétitions

“Ce spectacle est une fiction post-apocalyptique.
Il y sera question d’un groupe de survivants qui s’est constitué par
hasard et qui, après avoir longtemps marché, arrive au pied d’un mur.”

Ils vont établir leur campement de fortune au pied de ce mur, essayer de s’organiser et de faire le point sur leurs ressources respectives.

Ils vont faire l’inventaire de leurs biens matériels (leurs possessions, ce qui pourrait servir) et immatériels (leurs savoirs, leurs mémoires, leurs expériences, leurs connaissances, leurs cultures…).

Dans ce «rien» de «l’après quelque chose de terrible» (dont ils ont
chacun une version, une pièce d’un puzzle impossible à reconstituer
car aucun des fragments de leurs histoires ne concordent entre eux…), ils vont décider d’essayer de franchir le mur, pour trouver une vie meilleure, pour retrouver ce qu’ils ont perdus…

Ce canevas sera le point de départ d’un travail que je vais faire au plateau avec des acteurs, à l’issue duquel je pourrai commencer la retranscription de certains moments, et l’écriture à proprement parler.

Dans ce projet, je souhaite à nouveau me pencher sur les relations humaines au sein d’un groupe.

Qui occupe quelle place dans le groupe ?
Quelle fonction, quel rôle chacun endosse au sein de ce groupe ?
Quelles sont les figures représentées dans ce microcosme (celle/celui qui a peur, celle/celui qui pose des questions, celle/celui qui tente de rassembler, celle/celui qui régit l’intendance, celle/celui qui veut décider pour tous, celle/celui qui sait consulter les oracles…)?

Ce projet, à travers le prisme de la fin du monde, pose évidemment la question de nos ressources (individuelles et collectives), et de comment on les gère.

Quelle valeur accorde t-on aux objets quand il n’y a plus d’argent ?
Quel échange peut-on envisager (une paire de chaussures contre un poème?) ?
Y a-t-il une possible mise en communs des biens, au service de la collectivité ?

Il est question de la survie, et de ce qui permet de tenir : le nécessaire vital (nourriture, chaleur, repos) est-il suffisant ?

Est ce que ce n’est pas le rêve, la poésie et l’espoir qui nous font encore tenir debout ?

Une création de la Compagnie Le corps crie en coproduction avec le Théâtre de la Vie avec le soutien d’Océan Nord.

Avec Cécile Chèvre, Fabienne Laumonier, Jessica Gazon, Sébastien Fayard, Emmanuel Texeraud, Manon Joannoteguy, Marie Dubled, Pauline Gillet, François Maquet, Quentin Chaveriat, Yves Delattre
Mise en scène Noémie Carcaud – Assistante mise en scène Mélanie Rullier – Scénographie & Costumes Marie Szernovicz – Production Margot Sponchiado

Une création de la Compagnie Le corps crie en coproduction avec le Théâtre de la Vie avec le soutien du Théâtre Océan Nord.