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Le Théâtre Océan Nord est un théâtre bruxellois. Il présente des spectacles issus de la jeune création et des mises en scène d'Isabelle Pousseur, sa directrice artistique. Il anime des ateliers pour amateurs et professionnels.
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| Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence. Heiner Müller | |
Une création du collectif 6414
Mise en scène et écriture : Emilie Maréchal
Du 26 novembre au 5 décembre 2012

Pas de relâche sur ce spectacle
Le collectif 6414
Le collectif 6414 réunit une douzaine de jeunes acteurs issus d’écoles belges et françaises. Il s’est formé en 2011. La petite fille est la première recherche de ce collectif. Suivra une seconde, Le dictateur en résidence à la Bellone.
Pendant une grande partie de la création, les acteurs jouent et cherchent sur tous les rôles. L’écriture se fixe pendant les répétitions, en réaction à ce qui est proposé sur le plateau. La technique est là dès le départ. Souvent tenue par les acteurs eux-mêmes.
Nous travaillons dans l’obscurité. A la création d’espaces, d’images où les sensations sont à la base du récit.

Le mot de la metteure en scène : Emilie Maréchal
Enfant, je rêvais d’une route. D’une longue route. Interminable. Qui n’en finissait pas.
J’avais très peur. J’avançais sans rien voir. Avec l’angoisse de ne pas savoir ce qui va se passer.
J’entendais des bruits étranges. Des respirations. Je voyais surgir des ombres sur la route devant moi. Je me réveillais en pleurant. Chaque nuit, c’était le même cauchemar. Pendant des semaines. Je ne voulais plus m’endormir. Je ne voulais plus rêver. Pendant une longue période, j’ai arrêté de dormir.
Le cauchemar révèle des émotions qui dorment en nous. Des désirs sombres, des craintes, des angoisses que nous tenons cachés. Le cauchemar les révèle avec honnêteté, dans une forme très libre, fantastique. Une part humaine difficilement exprimable.
J’ai commencé à écrire La petite fille en travaillant sur une structure particulière de narration. Une structure qui ne rend pas compte d’une cohérence linéaire, mais d’un déraillement que l’on retrouve dans le rêve. D’un illogisme particulier, pas tout à fait absurde, ni tout à fait cohérent. D’une fable qui confond un passé rêvé, fantasmé et le présent réel, qui trouble la réalité jusqu’à ne plus la distinguer. Une histoire où la logique humaine n’a plus cours.
En parallèle des mots, j’ai commencé à écrire des images.
J’avais en mémoire des sensations de mes propres rêves. J’essayais de les retranscrire. D’imaginer un « système » scénique pouvant rendre compte de ça.
La petite fille est devenu le long cauchemar d’une petite fille qui rêve de sa propre famille. Un long cauchemar qui rend compte de façon cruelle de tout ce qu’elle en perçoit.
Une réalité de petite fille, à la fois intérieure et extérieure. Sans qu’on puisse démêler ce qui serait du dedans et ce qui serait du dehors.
L’équipe
Ecriture et mise en scène Emilie Maréchal Assistante du projet Marie Denys Avec Thomas Dardenne, François Delcambre, Audrey Dero, Sébastien Fayard, Lindsay Ginepri, Magali Pingaut Création lumière Nelly Framinet Création sonore Julien Courroye et Ségolène Neyroud Costumes Gwendoline Rose Stagiaire Emmanuel Bouton Aide à la Scénographie Florin Dima.
Une production de pudding asbl. Avec le soutien de Cera.
Remerciements au Théâtre National de Bruxelles, à l’Aegidium de Saint-Gilles, au Bunker ciné-théâtre et au Théâtre des Brigittines.