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Le Théâtre Océan Nord est un théâtre bruxellois. Il présente des spectacles issus de la jeune création et des mises en scène d'Isabelle Pousseur, sa directrice artistique. Il anime des ateliers pour amateurs et professionnels.
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Félicie Artaud / Aurélie Namur
Une création de la compagnie Les Nuits Claires
et de la compagnie Agnello Crotche
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35e minutes du "50 degrés Nord" 2 juin 2009
Représentations du 26 mai au 6 juin 2009

Texte : Aurélie Namur
Mise en scène, dramaturgie, collaboration à l’écriture : Félicie Artaud
Interprétation : Aurélie Namur (La princesse), Félicie Artaud (La conteuse)
Collaboration artistique : Sophie Leso
Costume princesse : Geneviève Joris
Couture : Geneviève Joris, Patricia Coppé
Costume conteuse : Claire Farah
Création lumière : Dimitri Joukovsky
Décor sonore : Antoine Blanquart
Découpe palais, visuel du spectacle : Antoine Blanquart
Diffusion : My-Linh Bui
Administration : Elisa Cornillac
Blanche est parfaite. Son palais, entouré de murs invisibles. Sa vie, une (longue) suite de rituels muets et solitaires. Dans le palais de Blanche, tout est fermé, verrouillé, cadenassé. Alors comment s’étonner qu’un jour la voix s’échappe, le corps déraille, et que sous la poussée des éléments le palais explose.
Et Blanche aussi est un conte. Il emprunte un décor connu, un style enchanteur… Pour mieux parler d’une révolution. Comment la vie immuable et parfaite de la princesse va progressivement s’effriter, comment Blanche passera de la pureté à l’impureté en se confrontant au monde...
Voilà les thèmes qui tissent ce récit.
Nous avons voulu un décor immatériel, entièrement figuré par la lumière, un théâtre reposant avant tout sur le corps, un langage à la fois charnel et codé. Le corps toujours y est métaphorique de l’âme, il est langage, il exhibe les symptômes, les pulsions. Au spectateur la charge de les interpréter… En cela, Et Blanche aussi est aussi un récit ouvert, où chacun peut s’identifier.
Quand elle entrait dans la salle secrète, elle était toujours intimidée. Puis finalement, elle se laissait aller à toutes sortes de métamorphoses. Elle devenait un homme, un arbre, un objet sexuel. Enfin, elle se prêtait à toutes sortes d’expérimentations inavouables.
Elle s’entraînait à douter de son existence, puis à se divertir, puis à perdre l’équilibre, puis à se sentir possédée. "
Félicie Artaud
"Quand la princesse sortait, elle avait tout oublié, et la vie reprenait son cours normal dans le Palais. Bien sûr la salle secrète était secrète, elle n’en aurait parlé à personne. A qui en aurait-elle parlé d’ailleurs, elle vivait seule…"
Extrait du spectacle
"Assise sur le côté de la scène, Félicie Artaud nous conte le destin de Blanche, princesse muette à l’âme immaculée et à la sagesse immense, enfermée dans un palais de lumière. Au fil du récit, Aurélie Namur, dans son kimono blanc, donne vie et gestes à cette marionnette impeccable et à ses journées de métronome. Vient alors le moment qu’on préfère : la déconstruction du mythe. Etouffant dans sa propre perfection, la princesse va trouver dans une salle secrète une échappatoire à ses pulsions les plus inavouables avant de découvrir la parole dans une comique logorrhée et se laisser mourir de honte pour enfin renaître et découvrir le monde. Morale de l’histoire : on ne peut habiter cette terre qu’en se confrontant à sa réalité."
Catherine Makereel, Le Soir, le 11 janvier 2008
"Dans ce projet, Aurélie et moi voulions que le corps soit central. Trouver le vocabulaire gestuel d’un personnage, en faire une partition exacte et riche qui soit
porteuse de sens, d’humour et d’émotions, voilà tout le projet. L’univers de la princesse s’est imposé à nous sous le terme « japonisant » avec toute la distance et l’humour que le mot peut comporter. La princesse a de longs cheveux noirs, porte un kimono, marche en glissant sur le sol, comme elle a vu faire les geishas, se réveille au son d’une musique japonaise, et même sa transe a quelque chose de japonais. Elle est belle et hiératique, ses émotions sont contenues et raffinées.
Et ce faisant, nous accusons le trait. Elle mange un peu trop délicatement, elle se déplace de manière un peu trop figée. Si cet excès de délicatesse amuse, il dérange aussi.
Cet emprunt au style japonais nous permet de donner à la princesse la grâce qu’il lui faut, mais il accuse aussi le caractère stérile de sa vie. Car ce code qui raconte la maîtrise de la princesse n’est là que pour se fissurer au fur et à mesure du spectacle. Le corps poli et policé de la princesse va céder sous la poussée du désir, des pulsions. En fin de compte, ce vocabulaire oriental n’est proposé que comme point de départ, afin qu’il dialogue ensuite avec la chair, la sauvagerie, l’érotisme.
Ainsi la forme dialoguera avec le brut, l’élégant avec le déjeté. Voilà pourquoi tout, dans le palais de blanche, est « japonisant », sans être japonais. Et la princesse n’a évidemment jamais mis les pieds au pays de Mishima.
L’atelier La chambre secrète, encadré par Félicie Artaud et Aurélie Namur, initiera les participants aux thèmes et au processus de création du spectacle.
En fonction des groupes, une des deux explorations suivantes sera proposée dans la scénographie du spectacle :
1) Guidés par les animatrices, les participants seront amenés à imaginer leur propre « chambre secrète », comme un espace de liberté et d’expérimentation où le corps et le geste se déploient. Dans un processus de création rappelant celui de Et blanche aussi, chacun partira d’un formulaire simple : Quelle forme a-t-elle, quel chemin dois-je emprunter pour y accèder, que s’y passe-t-il ?…
2) Les participants se livreront à une exploration plus gestuelle : familiarisation avec la danse indienne et la langue des signes dont s’est inspiré le spectacle. À partir d’un travail sur le mouvement et sur l’expression des émotions par le corps, chacun imaginera son propre langage en lien avec les mots et phrases de la princesse Blanche.
Ateliers d’une durée de deux heures, proposés sur rendez-vous du 19 mai au 4 juin inclus, au Théâtre Océan Nord.
Actuellement un atelier est déjà complet le 2 juin, nous cherchons à compléter un celui qui se déroulera le 27 ou le 28 mai de 10h à 12h.
Infos et inscription : Anne D’hond contact oceannord.org ou 02/242.96.89
Exposition « L’Heure Atelier » du 27 mai au 6 juin
« L’Heure Atelier », Centre d’Expression et de Créativité situé au sein du centre de santé mentale La Gerbe à Schaerbeek, présente une nouvelle exposition dans le cadre du spectacle Et blanche aussi.
Vernissage le 27 mai à 18h suivi du spectacle Et blanche aussi (tarif préférentiel de 5€ pour les personnes présentes lors du vernissage soit entre 18h et 18h30).
Pas de Journée-Rencontre pour « Et Blanche aussi »
Un Accueil du Théâtre Océan Nord
Avec l’aide du Ministère de la Communauté Française Wallonie Bruxelles, Service du Théâtre.
Une coproduction du Théâtre de la Grande Ourse, Scène conventionnée de Villeneuve lès Maguelone.
Avec le soutien de l’ONDA (France), du Jeune Théâtre National (Paris), du Théâtre de la Galafronie (Bruxelles), de la Mairie de (Paris Jeune Talent 2007 spectacle vivant), du Théâtre-Studio d’Alfortville.
Etapes de travail en janvier 2007 dans le cadre du festival « Jeune création » de Jean-François Politzer au Théâtre de la Vie mais également à la Balsamine et au Jeune Théâtre National à Paris.
Création à Genappe le 10 octobre 2008.