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"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

Saison: 2013 / 2014

décris-ravage

Textes compilés et mis en scène par Adeline Rosenstein

25 février > 8 mars 2014


Représentations à 20h30 sauf mercredis à 19h30.

Deux représentations le vendredi 28 février : 13h30 ET 20h30

Matinée le mardi 4 mars à 13h30 (pas de représentation en soirée ce jour-là)

Relâche dimanche et lundi.

http://www.littlebighorn.be/projets/decris-ravage/

Journée-Rencontre en marge du spectacle, le samedi 1er mars à partir de 16h :

La Question de Palestine sur scène

Un projet documentaire consacré à la Question de Palestine depuis 1799.

décris-ravage donne à voir une série de conférences historiques théâtrales dépassant notre domaine de compétence à tous et consacrées à l’histoire du dossier international appelé Question de Palestine, ou l’histoire des retrouvailles à partir de 1799 entre l’Occident - ses artistes/ses armées - et un petit territoire peuplé (!) aux enjeux imaginaires infiniment grands : Israël/Palestine/Terre Sainte.

Divisés en courts épisodes, eux-mêmes divisés en petites rubriques prises en charges par des orateurs-trices différent-e-s. A chaque fois un rappel des faits historiques est illustré par des témoignages d’artistes occidentaux de passage dans la région ou par des extraits de pièces de théâtre du monde arabe, tandis qu’un rappel lexicologique ponctuel nous éclaire sur la naissance et les usages des termes employés par les uns et les autres.

Aucune photo ne sera présentée, le défi de se passer d’iconographie étant de créer un langage théâtral intelligible et supportable à la fois qui ne fige ni la Palestine, ni Israël, ni dans ses cartes postales, ni dans les photos de guerre, insupportables et souvent illisibles.

Adeline en quelques lignes...

D’abord comédienne, puis clown à Genève et performeuse auprès de personnalités de la musique expérimentale à Berlin, Adeline Rosenstein a également suivi une école d’acteur à Jérusalem. En 2000, elle fait partie d’un groupe d’artistes qui explore le théâtre documentaire. En 2006, cette baroudeuse du théâtre se trouve en Argentine pour traiter du sujet des « Piqueteros » quand le Liban est attaqué par Israël. Adeline s’intéresse à ce conflit depuis longtemps et se rend compte que beaucoup de ses collègues lui ont tourné le dos… Il faut requestionner, thématiser cette nouvelle indifférence. Elle mène l’enquête. Elle souhaite présenter son questionnement théâtral à Berlin puis au Festival Premiers Actes en 2011.

Depuis 2009, je mène des entretiens avec des artistes occidentaux d’âges différents ayant vécu quelques mois en Israël ou en Palestine à différentes époques, durant les mêmes événements. Le projet décris-ravage est né de l’envie de confronter ces entretiens à des extraits de pièces de théâtre historiques en arabe traitant des mêmes événements. Passer la parole aux dramaturges issus des pays arabes concernés m’a semblé le meilleur moyen de faire place à une perspective non-européaniste du conflit. La rencontre avec l’auteur et chercheur palestinien Mas’ud Hamdan (Haïfa University) fut décisive pour engager un travail de recherche et de traduction de ces extraits (travail en cours).

Ces deux sortes de paroles (témoignages et citations de théâtre) devaient être introduites et contextualisées par des petits rappels historiques qui ont pris de plus en plus d’importance et bouleversé toute la temporalité du processus théâtral. Face à la description d’un événement historique méconnu, le théâtre militant duquel je viens est son propre ennemi. Les points d’exclamation, la gravité, la démonstration brechtienne endorment ou fâchent mes petits camarades. Quant au théâtre satirique, il ne fait plus rire ni le poids face aux images insoutenables diffusées lors de la dernière offensive israélienne au Liban Sud (2006) ou lors de l’opération « plomb durci » (2008-2009) à Gaza.

Reste la volonté de comprendre. Or démêler puis refaire le nœud de « ce qui a bien pu se passer pour qu’on en arrive là » exige de la patience. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, le nœud est gros de plus de cent ans. Il faut à chaque étape du travail, pas seulement en public, mais aussi entre nous et face aux personnes qui nous livrent courageusement leur témoignage, éviter les mots qui agacent, éviter les termes qui découragent, les ironies qui sèment la confusion, les raccourcis qui tendent au lieu de délier. Après vingt ans d’indignation virulente, j’ai dû trouver autre chose.

***A propos des témoignages…

Au théâtre dit documentaire, le témoignage est souvent utilisé comme tire-larmes. Le récit d’atrocités, « ça marche ». Dans décris-ravage la charge émotionnelle d’un témoignage est également objet d’observation : comment une personne rejette des informations contredisant sa position idéologique ? Parmi mes interlocuteurs, j’ai choisi de citer les personnes qui remarquaient des contradictions dans leurs postures avec la plus grande sincérité : les artistes. Leurs témoignages demeurent anonymes (autres pays d’origine, autres disciplines artistiques) car souvent, les engagements du passé menacent le présent, l’indifférence passée, les engagements actuels.

***Les à-côtés
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Chronique de Soraya Amrani sur Cinquante Degrés Nord

L’équipe

Textes compilés et mis en scène par Adeline Rosenstein

avec Olindo Bolzan, Léa Drouet, Isabelle Nouzha, Adeline Rosenstein, Thibaut Wenger.

lumière, espace : Ledicia Garcia

œil scientifique : Julia Strutz

Dessin : Verena Kammerer

Photos : Michel Boermans

Petit aperçu du projet :

Les images
La presse

Un accueil en résidence du Théâtre Océan Nord.
Avec le soutien du service de la promotion des lettres de la FWB et de Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse.

http://www.littlebighorn.be/

Nouvelles

Depuis le mois de mai dernier, le Théâtre Océan Nord est partenaire du label United Stages, une initiative de plusieurs acteurs du monde culturel belge (francophone et néerlandophone) qui s’engagent à mener des actions de solidarité au profit des demandeurs d’asile, des réfugiés et des sans-papiers. Par des récoltes de fonds, des opérations de sensibilisation de nos publics et des initiatives citoyennes, nous souhaitons utiliser toutes les forces vives des arts vivants pour porter un changement positif. C’est dans ce cadre que nous organisons, à l’occasion des représentations du spectacle Nos gestes quotidiens ne sont que déclarations d’amour enflamées, une RECOLTE DE FONDS au profit de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Nous proposons donc à nos spectateurs qui le souhaitent de payer leur entrée au spectacle à concurrence de 5, 10 ou 15 euros. Une urne à la billetterie vous permettra de déposer votre don. Merci pour votre générosité envers les plus démunis.

SAINT-NICOLAS viendra rencontrer les enfants du quartier le vendredi 8 décembre prochain. Pour connaître le programme complet de cette activité, cliquez-ici.

Les habitants du quartier se mobilisent pour notre théâtre !! Ils ont lancé une PÉTITION adressée au cabinet de la ministre Alda Greoli pour l’inviter à soutenir notre institution et ainsi préserver son rôle de cohésion sociale dans le quartier ! Vous voulez, vous aussi, signer cette pétition, cliquez-ici !.

Bravo à tous les gagnats des PRIX DE LA CRITIQUE 2017 et en particulier à Jasmina Douieb qui a remporté le prix de Meilleure mise en scène avec Taking Care of Baby.

  • Théâtre Océan Nord
  • Rue Vandeweyer 63
  • Schaerbeek
  • Bruxelles, 1030
  • Reservation: 02/2167555
  • Administration: 02/2429689
  • Tarif plein: 12 euros
  • Tarif réduit (chômeur, sénior): 7,5
  • Tarif hyper réduit : 5 euros
  • Participation à Article 27 et Arscène 50
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Le Théâtre Océan Nord est subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles- Service du Théâtre. Il reçoit en outre l’aide de la COCOF - Service de la Culture

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