24 - 04 - 2012 par Julie Fauchet

« Bon…on se revoit mardi? »

Jeudi après-midi, j’ai assisté à une répétition ouverte de la reprise de « Biographies d’ombres », dirigée par Isabelle Pousseur.
Philippe est déjà prêt. Emilie, avec sa nouvelle coupe, enfile son legging en dessous de son maillot de bain. Catherine met sa perruque brune. Après beaucoup de papotages, les comédiens sont parés à répéter devant leur seul « public », une professeur de l’IPFC.

Nicolas lance le son. Les quatre représentants de la pièce sont éparpillés dans la salle. Emilie se déshabille, lance sa crème solaire et ses clopes sur la couverture et s’allonge, lunettes de soleil au nez.
Philippe et Catherine s’installent sur les chaises de jardin. Arieh , « le fils », arrive avec son sac sur l’épaule. Un long silence suit son arrivée. Très long, ce silence. Je sentais une vraie tension. Alors ne soyez pas surpris que j’ai sursauté lorsque Philippe a pris la parole le premier avec une voix forte.

A partir de là, les répliques se sont enchaînées jusqu’à celle d’Arieh « Où est Alice? » Il y eu un plantage. Je dois avouer que cela m’a pris au dépourvu. En effet, j’étais tellement dans la pièce que j’ai oublié que c’était une répétition. Mais il a fallu stopper, parce que, comme a dit Emilie, « Il y avait une bonne tension dramatique, mais ce n’était pas le bon texte. »
Isabelle, assise sur sa chaise, livre en main, profite de l’interruption pour proposer des modifications.

On reprend tout depuis le début. Philippe me fait toujours autant sursauter. Isabelle fait des commentaires sur le jeu de Philippe et Catherine. A chaque arrêt, les acteurs ont toujours du mal à reprendre leur calme. C’est donc dans la joie et la bonne humeur que s’est passé cette répétition.

J’ai pu constater qu’il y a une réelle complicité entre eux. Ils s’entraident les uns les autres, donnant avis et conseils, comme une famille. J’ai été face à des artistes accomplis. J’ai juste envie de dire vivement mardi, pour voir la pièce sans interruption.

Sonia Azzabi, stagiaire en communication

Crédit visuel OBLIGATOIRE: Michel Boermans

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