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"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

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  • R.W. (premier dialogue)

    D’après Robert Walser

    Représentation du 11 au 17 janvier 2010

    Représentations dans la petite salle
    à 20h30 excepté le mercredi à 19h30

    Textes : Robert Walser, Conception, mise en scène : Pascal Crochet, Assistanat mise en scène : Roxane Lefebvre, Interprétation : Anna Cervinka, François Delcambre, Cécile Leburton, Thierry Lefèvre, Etienne Vanderbelen, Simon Wauters, Scénographie : Satu Peltoniemi, Lumières : Florence Richard, Costumes : Laurence Hermant, Assistante à la scénographie : Alicia Jeannin, Régie générale : Marion Benhammou

    "C’est beau de vouloir vous faire petit, mais c’est sûrement aussi une maladie. Et si vous choisissiez maintenant de grandir, qu’arriverait-il ?"

    Dialoguer avec une œuvre

    R.W. est une aventure en deux temps.
    Une équipe artistique s’embarque pour deux saisons dans deux dialogues avec l’œuvre singulière de Robert Walser.
    Comme une vaste promenade en un pays étrange où habitent de jeunes hommes insouciants, bavards et errants et des femmes sans âge semblables à des fées énigmatiques et bienveillantes. Pays d’une irréalité constante, où l’on cultive l’humour et le désenchantement, les vertiges de la joie, de la beauté et du bonheur et où « le cœur menace de s’envoler vers le ciel ».

    Mais derrière cet univers sublimé se cache un autre récit, celui d’une grande difficulté à affronter le réel. Si Walser et ses personnages louent la petitesse et l’humilité, c’est bien pour éviter d’être broyés. Promeneurs infatigables, toujours dans la marge, ils n’ont de cesse de disparaître imperceptiblement du monde... avec une certaine délectation.

    Un spectacle en forme de dérive poétique, où des silhouettes fantomatiques tentent de témoigner du monde onirique de Walser en une succession de tableaux, conversations, récits, rencontres et apparition. Un voyage au plus proche du rêve éveillé.

    Un spectacle en forme de dérive poétique, où des silhouettes fantomatiques tentent de témoigner du monde onirique de Walser en une succession de tableaux, conversations, récits, rencontres et apparition. Un voyage au plus proche du rêve éveillé.

    Robert Walser (1878 -1956)

    Écrivain suisse de langue allemande, Robert Walser fut admiré des plus grands de son temps : Kafka, Benjamin, Zweig,… Perpétuel vagabond, marcheur infatigable, Walser pratique l’errance comme un mode de vie. Tantôt il écrit, tantôt il exerce les métiers de commis ou de domestique. Il s’effacera progressivement du monde jusqu’à finir sa vie dans l’anonymat d’un asile. D’une grande modernité, son écriture se fera elle aussi de plus en plus discrète, passant du roman à la petite prose pour se rendre presque illisible et hiéroglyphique sous la forme du microgramme.

    « L’exigence de se faire petit »

    Walser écrit avec l’irrépressible désir de penser l’homme en paix avec lui-même, avec les autres et le monde. Mais sous l’apparente tranquillité bucolique et lyrique, l’œuvre témoigne d’une résistance farouche et radicale à reconnaître le monde dans sa réalité. La douceur, la politesse, la ponctualité, la vénération, l’humilité, la pauvreté, la tempérance sont autant de stratégies qu’utilise le héros walsérien, tout comme l’auteur lui-même, pour échapper au monde réel.
    Sa prose, qui à bien des égards nous rapproche de Kafka, décrit un monde sublimé, proche de l’univers merveilleux des contes. Un monde sur lequel le lecteur n’a aucune prise, tant les personnages, les situations et les propos semblent glisser, s’enchaîner sans conséquences aucunes. Comme une sorte d’écriture sans objet et sans intention.
    Le metteur en scène Pascal Crochet puise aux sources de cette œuvre et en propose une traduction scénique précieuse et fragile, intime et chorale. Quatre comédiens joueront avec cette parole masculine, tantôt de l’intérieur, tantôt de l’extérieur, entre action et description d’un monde dont ils ne font pas vraiment partie. Deux femmes évoqueront l’univers fantasmé du féminin, très présent mais éthéré et comme intouchable.

    Les mots du metteur en scène

    « Lorsque je lis Walser, il y a toujours un moment où l’envie de la scène surgit : dans la singularité des situations, l’extravagance des personnages et ce constant décalage avec le réel du monde. Travailler son oeuvre, c’est entrer en « étrangeté » vis-à-vis des codes narratifs traditionnels. C’est aussi se mesurer à son sens énigmatique : cette idée d’être au monde dans le retrait, l’humilité et l’insouciance….
    Walser aujourd’hui résonne presque d’une manière provocante vis-à-vis d’une littérature contemporaine dramatique, qui fonctionne beaucoup sur le mode de la provocation, de l’exacerbation dans la recherche d’une « surcharge pondérale » du tragique et du catastrophisme. » (Pascal Crochet, 30 janvier 2009)

    Extraits de textes

    « Je rêvais que j’étais un tout petit bonhomme innocent, si délicat et si jeune que jamais ne le fut un humain, comme on ne peut l’être que dans les rêves sombres, profonds et beaux. »

    « Dans un certain sens, nous sommes tous meurtris, nous ne faisons que nous habituer à passer outre cette réalité trop délicate, qui au quotidien ne peut être tolérée et qui, par conséquent, ne doit pas exister. »

    « Il n’était ni véritablement sans patrie, ni honnêtement et naturellement chez lui en quelque endroit du monde que ce fût. Il aurait tant aimé être un joueur d’orgue, ou un mendiant, ou un infirme, pour avoir quelque raison d’implorer la pitié et la charité des hommes, mais plus ardemment encore il souhaitait mourir. »
    « Il était un bouton qu’on va perdre, qu’on ne se donne même plus la peine de recoudre, puisqu’on sait d’avance que la tunique arrive au bout. Oui, son existence n’était qu’une tunique provisoire, un costume qui vous va plutôt mal. »

    LES "À CÔTÉS" - Infos et inscriptions : 02 242 96 89 ou contact oceannord.org - Participation gratuite.

    -  Rencontre après-spectacle.

    Rencontrez l’équipe de création le mercredi 13 janvier après la représentation en présence de Michaël Delaunoy.

    - Animations dans vos écoles et institutions.

    Les images
    La presse

    Production du Rideau de Bruxelles. En partenariat avec le Théâtre Océan Nord. Avec la participation du Centre des Arts scéniques.

    Nouvelles

    Bravo à tous les nominés des PRIX DE LA CRITIQUE 2017 et en particulier à Catherine Grosjean et Didier de Neck pour leurs nominations aux prix de Meilleur comédienne et Meilleur comédien, dans Taking Care of Baby et dans L’Absence de guerre, et à Guillemette Laurent et Jasmina Douieb pour leur nomination au prix de Meilleure mise en scène avec La Musica Deuxième et Taking Care of Baby.

    MAGIC KIDS est de retour cet été du 10 au 14 juillet avec un stage de théâtre et vidéo pour les enfants de 6 à 13 ans. Pour plus d’infos, cliquez ici !

    Le secteur culturel s’engage... Et vous ? Pour soutenir les populations civiles en danger partout dans le monde, le secteur culturel belge se rassemble via le label UNITED STAGES dont notre théâtre fait désormais partie !

    • Théâtre Océan Nord
    • Rue Vandeweyer 63
    • Schaerbeek
    • Bruxelles, 1030
    • Reservation: 02/2167555
    • Administration: 02/2429689
    • Tarif plein: 12 euros
    • Tarif réduit (chômeur, sénior): 7,5
    • Tarif hyper réduit : 5 euros
    • Participation à Article 27 et Arscène 50
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    Le Théâtre Océan Nord est subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles- Service du Théâtre. Il reçoit en outre l’aide de la COCOF - Service de la Culture

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