×

"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

Vous êtes sur le Blog du Théâtre Océan Nord.
Ce dernier vous fera découvrir la vie interne du théâtre, ses secrets, ce que vous ne verrez nulle part ailleurs !
N’hésitez pas à nous laisser des commentaires, cette plate-forme est interactive :-)

  • Voir les autres articles de la rubrique 2012 / 2013
  • La petite fille

    Une création du collectif 6414

    Mise en scène et écriture : Emilie Maréchal

    Du 26 novembre au 5 décembre 2012

    Représentations à 20h30 sauf mercredi à 19h30 et dimanche à 18h30

    Pas de relâche sur ce spectacle

    Le collectif 6414

    Le collectif 6414 réunit une douzaine de jeunes acteurs issus d’écoles belges et françaises. Il s’est formé en 2011. La petite fille est la première recherche de ce collectif. Suivra une seconde, Le dictateur en résidence à la Bellone.

    Pendant une grande partie de la création, les acteurs jouent et cherchent sur tous les rôles. L’écriture se fixe pendant les répétitions, en réaction à ce qui est proposé sur le plateau. La technique est là dès le départ. Souvent tenue par les acteurs eux-mêmes.
    Nous travaillons dans l’obscurité. A la création d’espaces, d’images où les sensations sont à la base du récit.

    Denis Gysen

    Crédit : Denis Gysen

    Le mot de la metteure en scène : Emilie Maréchal

    Enfant, je rêvais d’une route. D’une longue route. Interminable. Qui n’en finissait pas.
    J’avais très peur. J’avançais sans rien voir. Avec l’angoisse de ne pas savoir ce qui va se passer.

    J’entendais des bruits étranges. Des respirations. Je voyais surgir des ombres sur la route devant moi. Je me réveillais en pleurant. Chaque nuit, c’était le même cauchemar. Pendant des semaines. Je ne voulais plus m’endormir. Je ne voulais plus rêver. Pendant une longue période, j’ai arrêté de dormir.

    Le cauchemar révèle des émotions qui dorment en nous. Des désirs sombres, des craintes, des angoisses que nous tenons cachés. Le cauchemar les révèle avec honnêteté, dans une forme très libre, fantastique. Une part humaine difficilement exprimable.

    J’ai commencé à écrire La petite fille en travaillant sur une structure particulière de narration. Une structure qui ne rend pas compte d’une cohérence linéaire, mais d’un déraillement que l’on retrouve dans le rêve. D’un illogisme particulier, pas tout à fait absurde, ni tout à fait cohérent. D’une fable qui confond un passé rêvé, fantasmé et le présent réel, qui trouble la réalité jusqu’à ne plus la distinguer. Une histoire où la logique humaine n’a plus cours.

    En parallèle des mots, j’ai commencé à écrire des images.
    J’avais en mémoire des sensations de mes propres rêves. J’essayais de les retranscrire. D’imaginer un « système » scénique pouvant rendre compte de ça.

    La petite fille est devenu le long cauchemar d’une petite fille qui rêve de sa propre famille. Un long cauchemar qui rend compte de façon cruelle de tout ce qu’elle en perçoit.
    Une réalité de petite fille, à la fois intérieure et extérieure. Sans qu’on puisse démêler ce qui serait du dedans et ce qui serait du dehors.

    Le sacrifice ôte la vie. Ou une partie de la vie. Une personne s’offre. Volontairement ou forcée. Pour le bien d’autrui ou d’un intérêt supérieur, pour affirmer des convictions. Ou par amour pour quelqu’un. C’est une privation que l’on s’impose. Sa limite avec le martyr peut être floue. Jusqu’où peut-on aller pour des idéologies, des croyances ? Pourquoi nous engageons-nous ? Dans une famille, où se mêlent sacré et quotidien, une enfant enquête sur son passé.

    L’équipe

    Ecriture et mise en scène Emilie Maréchal Assistante du projet Marie Denys Avec Thomas Dardenne, François Delcambre, Audrey Dero, Sébastien Fayard, Lindsay Ginepri, Magali Pingaut Création lumière Nelly Framinet Création sonore Julien Courroye et Ségolène Neyroud Costumes Gwendoline Rose Stagiaire Emmanuel Bouton Aide à la Scénographie Florin Dima.

    Une production de pudding asbl. Avec le soutien de Cera.

    Remerciements au Théâtre National de Bruxelles, à l’Aegidium de Saint-Gilles, au Bunker ciné-théâtre et au Théâtre des Brigittines.

    Les images
    La presse

    Nouvelles

    CONFERENCE DE PRESSE sur l’avenir du Théâtre Océan Nord - lundi 24 à 11h.
    Le Théâtre Océan Nord a organisé une conférence de presse lors de laquelle il a rendu compte de sa situation actuelle et présenté les grandes lignes de son dossier de demande de renouvellement de contrat-programme.
    Nous sommes très heureux d’avoir pu vous compter (et vous étiez nombreux !) parmi nous en ce lundi 24 avril. Isabelle Pousseur, des membres du Conseil d’administration et certains artistes, ont expliqué concrètement les enjeux de ce qui se présente comme un tournant essentiel dans l’histoire de notre théâtre. Vous trouverez bientôt ici et sur notre page facebook la captation de cet événement ainsi que d’autres retours. Merci encore à vous d’être venus nous écouter et soutenir notre projet.

    Découvrez ici les vidéos des stages de Carnaval et de Pâques MA MAISON AMBULANTE, stage de théâtre à destination d’enfants du quartier en partenariat avec les Amis d’Aladdin.

    Le JOURNAL 76 d’Océan Nord est en ligne ! Retrouvez l’interview et le portrait de Jean-Baptiste Delcourt par Laurent Ancion, un nouvel édito signé par Isabelle Pousseur et Christian Machiels sur l’avenir du Théâtre Océan Nord, entre autres nouvelles, ici !

    • Théâtre Océan Nord
    • Rue Vandeweyer 63
    • Schaerbeek
    • Bruxelles, 1030
    • Reservation: 02/2167555
    • Administration: 02/2429689
    • Tarif plein: 12 euros
    • Tarif réduit (chômeur, sénior): 7,5
    • Tarif hyper réduit : 5 euros
    • Participation à Article 27 et Arscène 50
    PNG - 4.5 ko

    Le Théâtre Océan Nord est subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles- Service du Théâtre. Il reçoit en outre l’aide de la COCOF - Service de la Culture

    Newsletter

    ×