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"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

Saison: 2011/2012

La nostalgie de l’avenir

Anton Tchekhov / Myriam Saduis

10 > 21/01


Représentations à 20h30 sauf les mercredis à 19h30

Relâche dimanche et lundi

Retrouvez toute l’actualité de ce spectacle et du travail de Myriam Saduis

Après Affaire d’âme de Bergman, Myriam Saduis présente son nouveau projet : La nostalgie de l’avenir, une adaptation de La Mouette de Tchekhov.

Myriam Saduis

De nationalité française, Myriam Saduis a étudié le théâtre à l’INSAS et vit à Bruxelles. Elle a travaillé en tant qu’actrice pendant plusieurs années, puis s’est tournée vers la mise en scène. Après une première mise en scène en 2000 Enorme Changement de dernière minute de Grace Paley, elle a également mis en scène You are here, un solo de danse, avec et pour Johanne Saunier. En 2004, Ingmar Bergman lui a accordé les droits de porter Affaire d’âme à la scène. Le spectacle a été créé en 2008 et repris en décembre 2010 au Théâtre Océan Nord. Parallèlement à sa pratique artistique, elle travaille depuis quinze ans en milieu psychiatrique. Elle a participé plusieurs années au séminaire Intervalle sur la pratique du théâtre en milieu thérapeutique avec Jean Florence. Elle est formée à la clinique psychanalytique et est membre de L’ACF (Association de la Cause Freudienne). La psychanalyse et le théâtre sont ensemble ou tour à tour son terrain de pratique, qui s’alimentent l’un l’autre.

Une adaptation

Comment écrire ? A partir de quoi jouer ? A quoi sert le théâtre ? Que doit-il « représenter » et comment ? – Comment créer en dehors du déjà vu, demandé, prévisible ? Comment s’en dégager pour aller ailleurs ? A partir d’où ? Comment fonder son travail, non à partir du regard de l’Autre mais à partir d’une chambre à soi qui ouvrirait le monde et s’ouvrirait sur lui... Comment résister à un art system qui ne « reconnait » que terrains connus et procédés et réclame, en même temps, avec fureur, de la nouveauté... Que faire avec le désir et l’épreuve que constitue toute tentative de création ? Devenir un « faiseur » qui connaît son affaire ? S’enfermer dans une radicalité qui couperait de tous et du monde... risquant de devenir en elle-même un artifice...? Toutes ces interrogations, Tchekhov ne s’est pas contenté de les exposer sur un plan seulement formel, il les a mises, de façon brûlante, au cœur de chacun de ses personnages. En leur faisant porter ces questions, qui les agitent, les interrogent, les séparent et parfois les unissent... il les rend vivantes pour nous, encore aujourd’hui.

Myriam Saduis

La nostalgie de l’avenir est d’abord l’histoire d’une famille, liée par des liens puissants, inextricables et passionnés. Une famille qui pourrait évoquer le Parrain de Coppola ou encore Festen de Thomas Vinterberg.
Ecrite comme une « version de chambre » et resserrée sur six personnages au lieu de treize (avec une transposition de Piotr –le frère d’Irina- en Petra, une sœur), La nostalgie de l’avenir s’ouvre sur le suicide de Constantin et se conclut quasiment sur cette même scène. Entre les deux, une re-présentation où violence et passion des rapports se densifient.
A partir de cette mort, seule reste la famille proche. Pour faire face à l’innommable, elle convoque le temps de la mémoire et de la réminiscence. A travers les séquences du texte, un afflux de souvenirs se met en route... les scènes d’avant la mort vont se vivre sous nos yeux.
Prendre le parti de dérouler la pièce dans l’instant qui ouvre l’annonce de la mort, c’est assumer le point de vue du « témoin impartial » des passions humaines que se voulait Tchekhov.

L’expression "la nostalgie de l’avenir" est extraite d’un texte d’Antoine Vitez, paru dans le journal du théâtre de Chaillot, ce théâtre comme posé sur une colline, à l’époque où il en a pris la direction : Il faut regarder la colline, elle est couverte d’ombres, et on pense à Jean Vilar ; il y en d’autres, plus anciennes, c’est une nostalgie qui nous attire là, on pourrait dire : la nostalgie de l’avenir. L’endroit provoque la recherche de formes nouvelles, comme d’autres endroits demandent le retour aux formes anciennes et l’hommage du passé..." (Antoine Vitez - Le Théâtre des idées, Editions Gallimard).

L’équipe

Mise en scène et adaptation Myriam Saduis Avec Florence Hebbelynck, Aline Mahaux, Tessa Volkine, François Demoulin, Fabrice Dupuy, Pierre Verplancken Scénographie Anne Buguet Lumière Xavier Lauwers Création vidéo Joachim Thôme Son Brice Cannavo Assistanat à la mise en scène Murielle Texier Assistanat scénographie Lucile Urbani Conseiller musical Jean-Luc Plouvier Coach Mouvement Vincent Dunoyer Diffusion Nathalie Kamoun Assistanat diffusion Marguerite Topiol

Une coproduction et accueil en résidence du Théâtre Océan Nord avec l’aide de la Communauté Française – Service du Théâtre.

Les images
La presse

Nouvelles

Depuis le mois de mai dernier, le Théâtre Océan Nord est partenaire du label United Stages, une initiative de plusieurs acteurs du monde culturel belge (francophone et néerlandophone) qui s’engagent à mener des actions de solidarité au profit des demandeurs d’asile, des réfugiés et des sans-papiers. Par des récoltes de fonds, des opérations de sensibilisation de nos publics et des initiatives citoyennes, nous souhaitons utiliser toutes les forces vives des arts vivants pour porter un changement positif. C’est dans ce cadre que nous organisons, à l’occasion des représentations du spectacle Nos gestes quotidiens ne sont que déclarations d’amour enflamées, une RECOLTE DE FONDS au profit de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Nous proposons donc à nos spectateurs qui le souhaitent de payer leur entrée au spectacle à concurrence de 5, 10 ou 15 euros. Une urne à la billetterie vous permettra de déposer votre don. Merci pour votre générosité envers les plus démunis.

SAINT-NICOLAS viendra rencontrer les enfants du quartier le vendredi 8 décembre prochain. Pour connaître le programme complet de cette activité, cliquez-ici.

Les habitants du quartier se mobilisent pour notre théâtre !! Ils ont lancé une PÉTITION adressée au cabinet de la ministre Alda Greoli pour l’inviter à soutenir notre institution et ainsi préserver son rôle de cohésion sociale dans le quartier ! Vous voulez, vous aussi, signer cette pétition, cliquez-ici !.

Bravo à tous les gagnats des PRIX DE LA CRITIQUE 2017 et en particulier à Jasmina Douieb qui a remporté le prix de Meilleure mise en scène avec Taking Care of Baby.

  • Théâtre Océan Nord
  • Rue Vandeweyer 63
  • Schaerbeek
  • Bruxelles, 1030
  • Reservation: 02/2167555
  • Administration: 02/2429689
  • Tarif plein: 12 euros
  • Tarif réduit (chômeur, sénior): 7,5
  • Tarif hyper réduit : 5 euros
  • Participation à Article 27 et Arscène 50
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Le Théâtre Océan Nord est subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles- Service du Théâtre. Il reçoit en outre l’aide de la COCOF - Service de la Culture

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