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"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

Saison: 2012 / 2013

L’Institut Benjamenta (reprise)

Texte : Robert Walser

Mise en scène : Nicolas Luçon

Un projet de Ad Hominem Asbl

Nominé aux Prix de la Critique 2011 comme Meilleure Création artistique et technique, Prix du Meilleur espoir masculin (Benoît Piret).

Du 3 au 11 mai 2013


Représentations à 20h30 sauf le lundi à 13h30 et le mercredi à 19h30

Relâche le dimanche

Une habile et subtile adaptation (…). L’absolu dépouillement scénographique et le découpage précis de l’espace par la lumière se couplent à une langue où se mêlent fatalisme et autodérision, pour composer un spectacle mille-feuille, insaisissable et dense.

Marie Baudet, La Libre Belgique, 25 mars 2011

Nous apprenons très peu ici, on manque de personnel enseignant, et nous autres, garçons de l’Institut Benjamenta, nous n’arriverons jamais à rien, c’est-à-dire que nous serons plus tard des gens très humbles et subalternes. L’enseignement qui nous est donné consiste principalement à nous inculquer l’obéissance et la patience, deux qualités qui promettent peu de succès, voire pas du tout. Des succès intérieurs, peut-être. Mais quel profit tire-t-on de ceux-là ? Les succès intérieurs vous donnent-t-il à manger ? Je ne pense pas. Tout ce que je sais, c’est que je serai bientôt un ravissant zéro tout rond. Il me faudra servir de jeunes rustres sûrs d’eux-mêmes et mal élevés, ou bien j’irai mendier, ou bien je périrai.

L’Institut Benjamenta, Robert Walser

L’Institut Benjamenta

Jacob von Gunten s’est inscrit comme élève à l’Institut Benjamenta, lequel a pour mission de former au service et à la domesticité... pourtant nous découvrons rapidement l’existence d’un certain nombre de dysfonctionnements : les professeurs, par exemple, en sont absents, ce qui limite singulièrement la portée pédagogique de l’établissement. Mlle Benjamenta, la jeune sœur du directeur, assure l’intérim. Elle ne donne plus qu’un seul cours, toujours le même, sous forme de variations, à l’infini... Et que font les élèves ? « Ils végètent dans l’oisiveté. » Et s’il faut malgré tout s’occuper, ils apprennent le règlement par cœur et nettoient les locaux dudit Institut, selon une logique circulaire parfaitement absurde.

Ce qu’en a dit la presse

Une habile et subtile adaptation(…). L’absolu dépouillement scénographique et le découpage précis de l’espace par la lumière se couplent à une langue où se mêlent fatalisme et autodérision, pour composer un spectacle mille-feuille, insaisissable et dense.

Marie Baudet, La Libre Belgique, 25 mars 2011

Nicolas Luçon qui s’était déjà confronté à Blanche Neige de Walser, a cette fois adapté et mis en scène ce roman conçu comme un journal de bord. L’univers troublant de l’écrivain suisse, tout tramé de micro-actions presque banales elliptiques, de détails concrets mais sertis dans un onirisme délicat et angoissant, proche de Kafka, se joue ici dans le gris, émaillé de touches de blanc et de bleu, dans un écrin de lumières brumeuses, d’ombres et de clairs-obscurs : un espace mental, de cauchemard, scandé de noirs, pour sept comédiens.

Michèle Friche, Le Soir, 21 mars 2011

Nicolas Luçon à propos de Robert Walser

J’aime ses personnages. J’aime leur naïveté, leur singularité désarmante, le regard espiègle et candide qu’ils portent sur le monde, parce que c’est un regard qui l’allège, qui l’enchante et qui l’innocente. J’aime leur décalage, leur inaptitude à faire de leur propre vie un fond utilisable. J’ai l’impression de les comprendre. Je comprends la tentation qu’a Jacob, dans L’Institut Benjamenta, de s’annuler, de disparaître, de se fondre dans la masse. Je comprends sa tentation de se délivrer de toute responsabilité, comme le tentent aussi Les Idiots de Lars van Trier. Je comprends ses révoltes lorsqu’il se revendique... Et je comprends aussi lorsque, soudain, il préfère s’oublier, s’effacer, lorsqu’il veut faire cette expérience impossible de n’être rien.

L’équipe

Adaptation et Mise en scène Nicolas Luçon Assistanat à la mise en scène Julien Jaillot Aide à la dramaturgie Denis Laujol Scénographie Stéphane Arcas Costumes Claire Farah Lumière Matthieu Ferry Avec Stéphane Arcas, Sébastien Fayard, Julien Jaillot, Denis Laujol, Nathalie Mellinger, Benoît Piret, Lotfi Yahya Jedidi Adapté de la traduction de Marthe Robert Photos Michel Boermans

Un projet de Ad Hominem Asbl coproduit et accueilli en résidence au Théâtre Océan Nord lors de sa création en 2011. Une coproduction de la maison de la Culture de Tournai et de la Rose des Vents, scène nationale de Villeuneve d’Ascq. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles, Service du Théâtre.

Diffusion HABEMUS PAPAM

Les images
La presse

Nouvelles

Depuis le mois de mai dernier, le Théâtre Océan Nord est partenaire du label United Stages, une initiative de plusieurs acteurs du monde culturel belge (francophone et néerlandophone) qui s’engagent à mener des actions de solidarité au profit des demandeurs d’asile, des réfugiés et des sans-papiers. Par des récoltes de fonds, des opérations de sensibilisation de nos publics et des initiatives citoyennes, nous souhaitons utiliser toutes les forces vives des arts vivants pour porter un changement positif. C’est dans ce cadre que nous organisons, à l’occasion des représentations du spectacle Nos gestes quotidiens ne sont que déclarations d’amour enflamées, une RECOLTE DE FONDS au profit de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Nous proposons donc à nos spectateurs qui le souhaitent de payer leur entrée au spectacle à concurrence de 5, 10 ou 15 euros. Une urne à la billetterie vous permettra de déposer votre don. Merci pour votre générosité envers les plus démunis.

Les habitants du quartier se mobilisent pour notre théâtre !! Ils ont lancé une PÉTITION adressée au cabinet de la ministre Alda Greoli pour l’inviter à soutenir notre institution et ainsi préserver son rôle de cohésion sociale dans le quartier ! Vous voulez, vous aussi, signer cette pétition, cliquez-ici !.

Bravo à tous les gagnats des PRIX DE LA CRITIQUE 2017 et en particulier à Jasmina Douieb qui a remporté le prix de Meilleure mise en scène avec Taking Care of Baby.

Isabelle Pousseur était, cet été, l’invitée de David Courier sur BX1 dans son émission COURRIER RECOMMANDE. Découvrez la vidéo ici.

MAGIC KIDS était de retour cet été du 10 au 14 juillet avec un stage de théâtre et vidéo pour les enfants de 6 à 13 ans. Cliquez-ici pour découvrir la vidéo réalisée avec et par les enfants durant cette semaine de stage.

  • Théâtre Océan Nord
  • Rue Vandeweyer 63
  • Schaerbeek
  • Bruxelles, 1030
  • Reservation: 02/2167555
  • Administration: 02/2429689
  • Tarif plein: 12 euros
  • Tarif réduit (chômeur, sénior): 7,5
  • Tarif hyper réduit : 5 euros
  • Participation à Article 27 et Arscène 50
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Le Théâtre Océan Nord est subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles- Service du Théâtre. Il reçoit en outre l’aide de la COCOF - Service de la Culture

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