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"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

Saison: 2013 / 2014

Homme sans but

Arne Lygre

Mise en scène : Coline Struyf

Un spectacle du collectif Mariedl

Revendiquer le mensonge de l’imagination comme réponse au mensonge de la réalité.
(Jan Lauwers)

Une tragédie contemporaine qui commence sur les côtes d’un fjord…

L’intrigue pourrait se résumer en quelques mots mais nous en trahirions toute la beauté, la subtilité et… le secret. Que reste-t-il à vous raconter alors ? Un mensonge ?

Commençons par le début : Il était une fois un homme très très très riche qui se prénommait Peter. Un jour, il décida de bâtir une ville…

La famille et l’argent sont convoqués dans ce décor scandinave où chacun s’efforce de jouer son rôle avec conviction. Un étrange conte où le vrai et le faux s’entremêlent si longuement que l’on en perd l’équilibre.

Ici, la réalité et les identités vacillent jusqu’au vertige. Et pourtant… dans cette histoire tout est réel.

L’auteur

Arne Lygre est né à Bergen (Norvège) en 1968. Dramaturge, il a publie sa première pièce en 1998 : Mamma og meg og menn (Maman et moi et les hommes). Mann uten hensikt (Homme sans but), traduit en français, allemand et anglais, a été créé en 2OO5 au Théâtre National d’Oslo / Torshovteatret dans une mise en scène d’Alexander Mørk-Eidem (le texte français, dû à Terje Sinding, est paru chez L’Arche Editeur).
Arne Lygre est également l’auteur de nouvelles et de romans. Son recueil de nouvelles Tid inne (Il est temps), publié en 2OO4, a été distingué par le Prix Bradge. En 2009, il reçoit le Prix pour l’ensemble de son œuvre. Ces pièces sont traduites et jouées dans plusieurs pays du monde. Ses textes ont été révélés en France par Claude Régy.

Coline Struyf en quelques lignes…

Diplômée de l’INSAS en 2006, Coline met en scène en 2009 au Théâtre Océan Nord Un fils de notre temps , d’après le roman d’Ödön von Horváth.
S’en suivent une série de rencontres. Tout d’abord avec le Théâtre de L’L , dont la direction lui propose un travail de laboratoire dans le cadre de résidences d’artistes. Au même moment, le Théâtre National programme Un fils de notre temps, et lui propose de devenir jeune metteure en scène associée.

Coline commence à explorer la notion de collectif et d’actualité en travaillant autour de l’essai politique L’insurrection qui vient avec le collectif de comédiens du Théâtre National. Elle porte également un projet chorégraphique et musical Balistique Terminal qui s’attache à interroger la notion de bascule entre la vie et la mort. Ausculter cet instant où l’on perd la vie au travers du prisme de l’arme à feu et de l’imagerie comme de l’imaginaire collectif qui l’entoure.

En parallèle, elle continue à s’investir dans le collectif MARIEDL avec Émilie Maquest et Selma Alaoui.

Théâtre du vacillement de l’identité

Lygre propose dans Homme sans but le procédé de la démultiplication des rôles qui recentre le théâtre autour de l’acteur et du jeu. La question du statut du comédien sur la scène est posée de façon forte. Les personnages s’autorisent à parler d’eux-mêmes à la troisième personne. Nous ne savons plus à ce moment-là, si l’acteur parle du personnage ou si le personnage fait une introspection. Une proposition qui démultiplie la position du comédien et qui vient interroger notre faculté à jouer des rôles dans nos propres vies.

C’est là un des endroits où j’ai envie de rencontrer le spectateur. Ce que nous faisons sur la scène n’est pas un processus qui échappe à la réalité et au quotidien.

Homme sans but pose la question de la construction de notre identité, de notre place dans la société. Nous sommes des êtres multiples et selon les circonstances nous pouvons endosser une partie de nous-mêmes plus qu’une autre. Nous pouvons reconnaître par-là un processus qui s’apparente au processus théâtral.

Une mythologie universelle

Homme sans but relate la construction d’une civilisation. Un homme, PETER, déclare à son frère qu’il va ériger une ville sur des marécages, là où il n’y a rien. Cette ville émergera et grandira. L’archétype de la fondation est évoqué ici dans un paysage culturel scandinave. Un regard « exotique » qui n’altère pas le mythe fondateur.
Le thème de l’argent s’y insère comme une nouvelle croyance, une interface incontournable entre soi et le monde.

Une langue à part entière

Les dialogues chez Lygre sont courts et incisifs. Les mots vont à l’essentiel. Dès lors, le plaisir du mot n’est pas dans sa durée, sa mélodie, mais dans son impact qui génère une certaine musicalité. Un genre rythmique différent de la langue théâtrale habituelle. Des « percussions » sont convoquées par le texte et font vibrer différemment le corps de l’acteur.

La temporalité

Il y a plus de trente ans qui s’écoulent durant la pièce.
il est question ici d’équilibre, de disparition et de déséquilibre… On peut sentir au travers de cette durée, comment l’être humain a une immense capacité d’adaptation. Et, bien entendu, comment après une très longue adaptation, en sortir est une chose très compliquée.

Les à-côtés

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L’équipe

Mise en scène : Coline Struyf

Avec Selma Alaoui, Nicolas Buysse, Fabien Dehasseler, Philippe Grand’Henry, Amandine Laval et Aline Mahaux.

Scénographie : Sophie Carlier

Lumière : Amélie Gehin  

Costumes : Claire Farah 

Musique : Fabian Coomans

Assistanat : Amel Benaïssa avec la collaboration d’Alice d’Hauwe

Sensibilisation des publics : Emilie Maquest

Chargé de production et de développement : Clément Dallex Mabille

Crédit photo : Reiulf Ramstad Arkitekter / MIR et Hiki Komori (http://hiki-komorii.tumblr.com)

Traduction : Terje Sinding

Un spectacle du collectif Mariedl

Les images

Un accueil en résidence du Théâtre Océan Nord. Une coproduction du Théâtre Océan Nord et de Mariedl asbl avec l’aide de la Fédération Wallonie – Bruxelles, service du Théâtre. Avec le soutien du CAS. L’Arche est l’agent théâtral du texte représenté.

Nouvelles

Depuis le mois de mai dernier, le Théâtre Océan Nord est partenaire du label United Stages, une initiative de plusieurs acteurs du monde culturel belge (francophone et néerlandophone) qui s’engagent à mener des actions de solidarité au profit des demandeurs d’asile, des réfugiés et des sans-papiers. Par des récoltes de fonds, des opérations de sensibilisation de nos publics et des initiatives citoyennes, nous souhaitons utiliser toutes les forces vives des arts vivants pour porter un changement positif. C’est dans ce cadre que nous organisons, à l’occasion des représentations du spectacle Nos gestes quotidiens ne sont que déclarations d’amour enflamées, une RECOLTE DE FONDS au profit de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Nous proposons donc à nos spectateurs qui le souhaitent de payer leur entrée au spectacle à concurrence de 5, 10 ou 15 euros. Une urne à la billetterie vous permettra de déposer votre don. Merci pour votre générosité envers les plus démunis.

SAINT-NICOLAS viendra rencontrer les enfants du quartier le vendredi 8 décembre prochain. Pour connaître le programme complet de cette activité, cliquez-ici.

Les habitants du quartier se mobilisent pour notre théâtre !! Ils ont lancé une PÉTITION adressée au cabinet de la ministre Alda Greoli pour l’inviter à soutenir notre institution et ainsi préserver son rôle de cohésion sociale dans le quartier ! Vous voulez, vous aussi, signer cette pétition, cliquez-ici !.

Bravo à tous les gagnats des PRIX DE LA CRITIQUE 2017 et en particulier à Jasmina Douieb qui a remporté le prix de Meilleure mise en scène avec Taking Care of Baby.

  • Théâtre Océan Nord
  • Rue Vandeweyer 63
  • Schaerbeek
  • Bruxelles, 1030
  • Reservation: 02/2167555
  • Administration: 02/2429689
  • Tarif plein: 12 euros
  • Tarif réduit (chômeur, sénior): 7,5
  • Tarif hyper réduit : 5 euros
  • Participation à Article 27 et Arscène 50
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Le Théâtre Océan Nord est subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles- Service du Théâtre. Il reçoit en outre l’aide de la COCOF - Service de la Culture

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