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"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

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  • Homme sans but

    Arne Lygre

    Mise en scène : Coline Struyf

    Un spectacle du collectif Mariedl

    Revendiquer le mensonge de l’imagination comme réponse au mensonge de la réalité.
    (Jan Lauwers)

    Une tragédie contemporaine qui commence sur les côtes d’un fjord…

    L’intrigue pourrait se résumer en quelques mots mais nous en trahirions toute la beauté, la subtilité et… le secret. Que reste-t-il à vous raconter alors ? Un mensonge ?

    Commençons par le début : Il était une fois un homme très très très riche qui se prénommait Peter. Un jour, il décida de bâtir une ville…

    La famille et l’argent sont convoqués dans ce décor scandinave où chacun s’efforce de jouer son rôle avec conviction. Un étrange conte où le vrai et le faux s’entremêlent si longuement que l’on en perd l’équilibre.

    Ici, la réalité et les identités vacillent jusqu’au vertige. Et pourtant… dans cette histoire tout est réel.

    L’auteur

    Arne Lygre est né à Bergen (Norvège) en 1968. Dramaturge, il a publie sa première pièce en 1998 : Mamma og meg og menn (Maman et moi et les hommes). Mann uten hensikt (Homme sans but), traduit en français, allemand et anglais, a été créé en 2OO5 au Théâtre National d’Oslo / Torshovteatret dans une mise en scène d’Alexander Mørk-Eidem (le texte français, dû à Terje Sinding, est paru chez L’Arche Editeur).
    Arne Lygre est également l’auteur de nouvelles et de romans. Son recueil de nouvelles Tid inne (Il est temps), publié en 2OO4, a été distingué par le Prix Bradge. En 2009, il reçoit le Prix pour l’ensemble de son œuvre. Ces pièces sont traduites et jouées dans plusieurs pays du monde. Ses textes ont été révélés en France par Claude Régy.

    Coline Struyf en quelques lignes…

    Diplômée de l’INSAS en 2006, Coline met en scène en 2009 au Théâtre Océan Nord Un fils de notre temps , d’après le roman d’Ödön von Horváth.
    S’en suivent une série de rencontres. Tout d’abord avec le Théâtre de L’L , dont la direction lui propose un travail de laboratoire dans le cadre de résidences d’artistes. Au même moment, le Théâtre National programme Un fils de notre temps, et lui propose de devenir jeune metteure en scène associée.

    Coline commence à explorer la notion de collectif et d’actualité en travaillant autour de l’essai politique L’insurrection qui vient avec le collectif de comédiens du Théâtre National. Elle porte également un projet chorégraphique et musical Balistique Terminal qui s’attache à interroger la notion de bascule entre la vie et la mort. Ausculter cet instant où l’on perd la vie au travers du prisme de l’arme à feu et de l’imagerie comme de l’imaginaire collectif qui l’entoure.

    En parallèle, elle continue à s’investir dans le collectif MARIEDL avec Émilie Maquest et Selma Alaoui.

    Théâtre du vacillement de l’identité

    Lygre propose dans Homme sans but le procédé de la démultiplication des rôles qui recentre le théâtre autour de l’acteur et du jeu. La question du statut du comédien sur la scène est posée de façon forte. Les personnages s’autorisent à parler d’eux-mêmes à la troisième personne. Nous ne savons plus à ce moment-là, si l’acteur parle du personnage ou si le personnage fait une introspection. Une proposition qui démultiplie la position du comédien et qui vient interroger notre faculté à jouer des rôles dans nos propres vies.

    C’est là un des endroits où j’ai envie de rencontrer le spectateur. Ce que nous faisons sur la scène n’est pas un processus qui échappe à la réalité et au quotidien.

    Homme sans but pose la question de la construction de notre identité, de notre place dans la société. Nous sommes des êtres multiples et selon les circonstances nous pouvons endosser une partie de nous-mêmes plus qu’une autre. Nous pouvons reconnaître par-là un processus qui s’apparente au processus théâtral.

    Une mythologie universelle

    Homme sans but relate la construction d’une civilisation. Un homme, PETER, déclare à son frère qu’il va ériger une ville sur des marécages, là où il n’y a rien. Cette ville émergera et grandira. L’archétype de la fondation est évoqué ici dans un paysage culturel scandinave. Un regard « exotique » qui n’altère pas le mythe fondateur.
    Le thème de l’argent s’y insère comme une nouvelle croyance, une interface incontournable entre soi et le monde.

    Une langue à part entière

    Les dialogues chez Lygre sont courts et incisifs. Les mots vont à l’essentiel. Dès lors, le plaisir du mot n’est pas dans sa durée, sa mélodie, mais dans son impact qui génère une certaine musicalité. Un genre rythmique différent de la langue théâtrale habituelle. Des « percussions » sont convoquées par le texte et font vibrer différemment le corps de l’acteur.

    La temporalité

    Il y a plus de trente ans qui s’écoulent durant la pièce.
    il est question ici d’équilibre, de disparition et de déséquilibre… On peut sentir au travers de cette durée, comment l’être humain a une immense capacité d’adaptation. Et, bien entendu, comment après une très longue adaptation, en sortir est une chose très compliquée.

    Les à-côtés

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    L’équipe

    Mise en scène : Coline Struyf

    Avec Selma Alaoui, Nicolas Buysse, Fabien Dehasseler, Philippe Grand’Henry, Amandine Laval et Aline Mahaux.

    Scénographie : Sophie Carlier

    Lumière : Amélie Gehin  

    Costumes : Claire Farah 

    Musique : Fabian Coomans

    Assistanat : Amel Benaïssa avec la collaboration d’Alice d’Hauwe

    Sensibilisation des publics : Emilie Maquest

    Chargé de production et de développement : Clément Dallex Mabille

    Crédit photo : Reiulf Ramstad Arkitekter / MIR et Hiki Komori (http://hiki-komorii.tumblr.com)

    Traduction : Terje Sinding

    Un spectacle du collectif Mariedl

    Les images

    Un accueil en résidence du Théâtre Océan Nord. Une coproduction du Théâtre Océan Nord et de Mariedl asbl avec l’aide de la Fédération Wallonie – Bruxelles, service du Théâtre. Avec le soutien du CAS. L’Arche est l’agent théâtral du texte représenté.

    Nouvelles

    Cet été, les stages de danse et vidéo pour enfants MAGIC KIDS reviennent au Théâtre Océan Nord :
    > Du 1er au 5 août 2016 pour les 3/6 ans
    > Du 8 au 12 août 2016 pour les 7/10 ans
    Cliquez sur le lien ou sur l’onglet Nouvelles pour plus d’infos, ou contactez-nous !

    Un nouvel ATELIER-THEATRE pour amateurs de tous âges démarre au Théâtre Océan Nord en novembre 2016 !! Cliquez sur le lien pour en savoir plus !

    Un bel article d’Estelle Spoto, dans Le Vif l’Express, titré SHAKESPEARE AUTOUR DU GLOBE, pose la question de l’universalité de l’œuvre de Shakespeare. Isabelle Pousseur y fait part de son expérience autour du Songe d’une nuit d’été monté au Burkina Faso.
    Suivez le lien !

    Si vous n’avez pas encore lu le JOURNAL 72 du Théâtre Océan Nord, découvrez-le sans tarder !

    • Théâtre Océan Nord
    • Rue Vandeweyer 63
    • Schaerbeek
    • Bruxelles, 1030
    • Reservation: 02/2167555
    • Administration: 02/2429689
    • Tarif plein: 12 euros
    • Tarif réduit (chômeur, sénior): 7,5
    • Tarif hyper réduit : 5 euros
    • Participation à Article 27 et Arscène 50
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    Le Théâtre Océan Nord est subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles- Service du Théâtre. Il reçoit en outre l’aide de la COCOF - Service de la Culture

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