Je pense que le théâtre est l’art de se confronter à l’altérité et aux risques qu’elle implique nécessairement - Koffi Kwahulé

Je pense que le théâtre est l’art de se confronter à l’altérité et aux risques qu’elle implique nécessairement - Koffi Kwahulé

Jaz – Koffi Kwahulé

Un projet de Djo Ngeleka mis en scène par Laetitia Ajanohun

12, 13/10 & 19/10 – 21, 22/10 & 24/10

©Yas Ilunga

« Je pense que le théâtre est l’art de se confronter à l’altérité et aux risques qu’elle implique nécessairement », estime Koffi Kwahulé. Avec Jaz, un texte qu’il compose en 1998, l’auteur ivoirien n’épargne pas sa peine pour aller à la rencontre de cet « autre ». En scène, il invente un personnage de femme qui en raconte une autre, nommée Jaz, « qui ne parle jamais d’elle ». Qui est-elle ? Et qui est la narratrice, qui affirme qu’elle ne sait pas même « si Jaz est son véritable nom ». Jaz, surgie comme un « lotus » dans la ville délabrée où elle vit, a connu l’agression. Un viol répété par un des habitants de son immeuble, dans une sanisette, où elle se trouve parce que les WC de l’immeuble sont bouchés. Ce viol se répète tous les dimanches et Jaz ne parvient pas à mettre fin à la malédiction. Jusqu’à ce qu’elle introduise des balles dans un revolver qu’elle a caché dans sa culotte et qu’elle en plante une dans le regard de l’homme. En mots ou en actes ? Koffi Kwahulé vous en laissera la responsabilité… Sujet tabou mais d’extrême urgence, le thème du viol a inspiré le comédien et metteur en scène congolais Djo Ngeleka, inquiet de l’utilisation du viol comme arme de guerre à l’est du pays. Avec l’appui de la metteure en scène belgo-béninoise Laetitia Ajanohun, il monte aujourd’hui un Jaz choral, qui se jouera au moins sur deux continents, l’Afrique et l’Europe. » (Laurent Ancion)

Jaz est une partition trouée, un « lotus » au milieu du délabrement, un écho de l’impasse, un être profané, une absence, un corps manquant. Jaz est ce qui surgit dans un enferment : Une échappée.  Jaz est un acte de libération. Notre Jaz sera quintet : 2 comédiens congolais, un compositeur-musicien-diseur français, un créateur-lumière congolais et une metteure-en-scène belge.  Notre Jaz sera théâtre des langues françaises/créature faite d’accents, de théâtralité, de musique brassée dans trois territoires. Koffi Kwahulé dit en parlant de son écriture : « Ce n’est pas le sens d’un mot qui m’intéresse, le sens viendra tout seul, si la musique est juste, si le rythme est bon. » Notre Jaz tente une Francofiction : il tente de faire cohabiter ce qui se cadence à la maison et ce qui circule : le vernaculaire, et le véhiculaire. (Djo Ngeleka et Laetitia Ajanohun)

Texte Koffi Kwahulé
Avec Djo NgelekaSolange O’brayanne Muneme et Aurélien Arnoux
Initiateur du projet Djo Ngeleka – Mise en scène Laetitia Ajanohun – Création musique Aurélien Arnoux – Scénographie et création lumière Guy Mukonkole et Laetitia Ajanohun  – Régie générale Guy Mukonkole

Coproduction Théâtre Océan Nord, Compagnie du Risque et Compagnie la Seringu’arts
Appui financier Institut français de Paris Dispositif Des mots à la scène
Soutiens Institut français de Lubumbashi Halle de l’étoile, Institut français de Kinshasa Halle de la Gombe – Wallonie Bruxelles International, Bureau de Lubumbashi
Remerciements Rita Mukebo et Joseph-Leonard, Francesco Nchikala
Merci à Mael Crespo qui prête son instrument personnel à titre gracieux pour toute la durée des représentations 😉

Calendrier
12/10 – 20:00
13/10 – 19:30
19/10 – 20:00
21/10 – 13:30
22/10 – 20:00
24/10 – 14:00

RENCONTRE

12/10 – Rencontre d’après spectacle : Koffi Kwahulé
Dramaturge et romancier, Koffi Kwahulé est né à Abengourou (Côte d’Ivoire) en 1956. Il s’est formé à l’Institut national des arts d’Abidjan, à l’école de la rue Blanche (Ensatt) et à l’université de Paris 3 – Sorbonne nouvelle où il a obtenu un doctorat d’études théâtrales. Il est l’auteur d’une trentaine de pièces traduites dans plusieurs langues. Il a reçu le grand prix de Littérature dramatique 2017 (France) et le prix Bernard Marie-Koltès (2018) pour L’Odeur des arbres, publié aux éditions Théâtrales, et le grand prix Ahmadou Kourouma 2006 (Suisse) pour son roman Babyface, publié aux éditions Gallimard. Pour l’ensemble de son œuvre, il a reçu en 2013 le prix Édouard-Glissant (France), et en 2015 le prix Mokanda (Congo-Brazzaville).

Durée approximative : 90′. 

Billetterie
billetterie@oceannord.org – Téléphone : 02 216 75 55

Bar
Nous proposerons au bar boissons et petites restaurations. L’ASBL Les Gastrosophes vous propose des repas tous les soirs et le midi (uniquement les week-end).Important : afin que nous puissions les organiser, il est conseillé de réserver deux jours au plus tard avant votre venue sur l’adresse billetterie@oceannord.org ou par téléphone (02/216 75 55), en même temps que vous effectuez vos réservations.

!!!!!!!COVID 19 – COVID SAFE TICKET

Le Covid Safe Ticket est d’application en Région Bruxelles Capitale pour le secteur culturel à dater du 15 octobre.
Cependant, nos capacités en terme de jauges pour les spectacles actuellement en cours pendant le Festival Mouvements d’altérité nous permettent de poursuivre jusqu’au 21 octobre l’accueil des spectateurs en nos salles comme nous le faisons depuis le début du Festival (sous condition de distanciation sociale, d’utilisation du gel et port du masque, etc.)

Nous sommes en revanche tenus d’appliquer le COVID Safe Ticket à partir du 22 octobre vu l’accroissement de jauge des spectacles présentés en fin de Festival.

LE COVID SAFE TICKET SERA DONC D’APPLICATION LES 22, 23 et 24 OCTOBRE.
IL VOUS SERA DEMANDÉ DE LE PRÉSENTER À L’ENTRÉE DU THÉÂTRE.

Informations sur le COVID Safe Ticket en Région Bruxelles-Capitale : https://coronavirus.brussels/covid-safe-ticket/
FAQ sur le COVID Safe Ticket: https://coronavirus.brussels/faq-covid/faq-covid-safe-ticket/

Pour aller plus loin…
>> En partenariat avec la Librairie Tropismes, le Théâtre Océan Nord vous propose des ouvrages en lien avec le spectacle et la saison avant et après chaque représentation.