"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

"Notre tâche (ou bien tout le reste sera pure statistique et affaire d’ordinateur) est de travailler à la différence." Heiner Müller

Laurent Ancion

Samedi 01/12 > 22:00 [Gratuit – Réservation obligatoire] – Grande Salle
Laurent Ancion © Philippe Remels

Mélodique, tonique et un poil romantique, Laurent Ancion met en musique les battements de l’âme et les tocades de l’amour. Il aborde le piano en assumant sa douce mélancolie : en allant vite, on pourrait citer pour influences Michael Nyman ou Wim Mertens. Il y a effectivement un point commun, qui consiste à chercher l’échelle de tons qui touche le cœur, ou en provient. Mais ce musicien bruxellois ne ressemble bien sûr qu’à lui-même : son écriture, en notes comme en mots, harponnera durablement ceux dont l’âme est tendre. Les paroles, en français, explorent les rivages escarpés des sentiments. Comment aimer ? Comment aimer longtemps ? Le délice est si délicat. Un coup de vent et il s’enrhume. Cela mérite bien quelques millions de chansons, depuis la nuit des temps (et ce n’est pas fini). Et quand vient le soir, Laurent va voir du côté de la brume, cette part plus sombre qui nous suit souvent, comme l’ombre répond au soleil. Et puis parfois, ça ne chante pas du tout : des instrumentaux forgent autant de B.O. de films imaginaires ou réels (Être amoureux, de Thomas Keukens). Sur son premier album Tout au bord, les arrangements sont essentiellement acoustiques. Le piano cavalcade avec un violoncelle, une basse, formant un univers à taille humaine, sans grandiloquence, avec une simplicité désarmante.
Album Tout au bord (Label Gazelle / Freaksville)